Pour ceux que ça interesse…

Conformément à l’idée que je me fais de l’engagement personnel au service de la chose publique, et au regard des questions que se posent un certain nombre d’entre vous ces jours-ci, j’ai pris la décision, avec mon épouse, de porter à la connaissance du public, les éléments transmis le 18 juin 2012 à la Commission pour la Transparence Financière de la Vie Politique.

En effet, à chaque fois que nous entamons un mandat et à chaque fois que nous le clôturons, nous devons transmettre l’état de notre patrimoine à une commission dépendante du Conseil d’Etat qui vérifie l’écart de notre patrimoine entre ces deux périodes.

Nous devons justifier les écarts entre ces périodes. Un manquement à cette obligation se traduit par des poursuites judiciaires.

Actif :

Biens immobiliers :

Résidence principale Orléans :                     585 000 €

Résidence secondaire St Pryvé :                    600 000 €

Biens mobiliers

Capital sté non cotée et compte courant                  38 000 €

Portefeuille                                                           9 308 €

Assurance Vie                                                     1 400 €

CODEVI                                                                343 €

Livret                                                                    305 €

Compte courant ménage                                       1 654 €

 

Passif :

Capital des prêts restant dû                                   344 000 €

 

Soit un patrimoine net de 892 010 € pour mon ménage soit 593 005 € pour la part dont je suis titulaire.

A ce montant, s’ajoute une valeur globale du mobilier estimée à 50 K€ et 2 voitures (Peugeot 3008 et Grand Scénic) pour une valeur de 30 K€.

En espérant que ce « post » satisfera à la fois les républicains soucieux de la transparence de la vie politique et tous ceux dont la curiosité a été aiguisée par les malheureux évènements de ces derniers jours.

                                   Olivier CARRE

Les Députés se penchent sur le logement….

GDE Erreur: Impossible de charger les réglages du profil

Un témoignage poignant de Pierre….

Mon épouse et moi-même étions à la manifestation contre le mariage pour tous.

Comparativement à la dernière manifestation de janvier dernier, nous avons ressenti et constaté le durcissement évident des propos et des actes des manifestants.

La manifestation de janvier était “bon enfant” mais celle de dimanche dernier  (le 24 mars 2013) avait des propos anti-gouvernementaux.

Le drapeau Français était présent partout dans la foule, la Marseillaise était chantée sans arrêt, cela prouve l’attachement à la république.

Tout cela configure une révolte, je dirais une révolution en naissance, et cela sera mai 1968 multiplié par dix.

Les tires de gaz lacrymogène (comme de vulgaires voyous, nous étions à vingt mètres) sur le peuple et les enfants prouvent l’incapacité du gouvernement à gérer des crises provoquées par lui-même.

 

Il est certain que la prochaine manifestation sera certainement très violente, le « raz le bol » des français (de tous bords politiques) sera tel au fleuve en cru,  qui déborde, envahi, détruit, et inonde le pays. J’ai peur pour mon pays la France.

 

La politique totalitaire du gouvernement ne pourra que détruire notre France déjà bien malade.

Le gouvernement entendra t’ il la voix d’un citoyen de 65 ans inquiet, je dirais très inquiet sur notre avenir et l’avenir de nos enfants.

 

 

Pour une réforme systémique des retraites

Le Gouvernement annonce, la gorge serrée, une réforme courageuse des retraites. Entendez par là que le courage ce sont les contributeurs et les bénéficiaires qui devront en avoir tant il est vrai que l’accélération de la dégradation structurelle de notre économie rend les hypothèses de la réforme de 2010 caduque.

Les uns penchent pour l’accélération de la réforme Woerth : la retraite à 62 ans dès 2015, soit deux ans plus tôt que prévu. Les autres, pour une hausse des cotisations voire de la CSG, notamment celle des retraités. Ce serait dommage car si cette ressource doit être mobilisée, elle devrait l’être pour financer la dépendance. Enfin, on agitera le spectre de la baisse unilatérale des pensions : marionnette d’épouvante mais pourtant devenue réalité en Italie ou en Grèce.

Le fait est que le système de la répartition tel que nous le connaissons, ne peut pas tenir s’il se confirme que la croissance structurelle de la France n’est ni de 4% (taux minimum lorsqu’elle a été instaurée), ni de 2,5% (comme lors de la réforme de 2010). Il faut donc une réforme dite systémique.

Celle-ci doit atteindre deux objectifs. Il y a celui que poursuit la retraite par répartition, garantissant solidarité et justice. Le second objectif est que financièrement, le système doit être équilibré structurellement et ne plus dépendre de la conjoncture. Ce dernier point est devenu déterminant tant la poursuite du premier est aujourd’hui générateur de déséquilibres à la fois macro-économiques (une course poursuite perdue d’avance face aux tensions démographiques inexorables) et individuels (de plus en plus de disparités entre les catégories sociales qui deviennent d’autant plus insupportables).

Pour résoudre ces contraintes, il faut se doter d’un nouvel outil que l’on connaît bien : la retraite par point. La quantité de point « à servir » serait connue chaque année et constituerait le dénominateur d’une fraction dont le numérateur serait le montant global payé par les employeurs et employés au titre du régime de retraite. Par exemple, si la somme des droits à servir aux 15 millions de retraités constitue une masse de 110 milliards de points, tandis que les cotisations de l’année n-1 représentent 220 milliards d’euros, le point vaudrait 2€. Si l’année en cours, les cotisations apportent 230 milliards, pour une masse à servir constante, la valeur du point versé serait de 2,1€. A l’inverse, si la masse cotisée représente 210 milliards d’euros, le point vaudrait 1,9€.

Cette méthode peut sembler simpliste. Elle offre plusieurs intérêts. Tout d’abord, la simplicité n’est pas forcément un défaut, à l’heure où la transparence s’accommode mal de la complexité et où un sentiment d’injustice intergénérationnel est croissant. Ensuite, structurellement, le régime des retraites serait strictement équilibré, et au fil de l’eau. Fini les casse-têtes de prévisions non tenue et d’hypothèques lourdes sur nos comptes publics. Par ailleurs, elle fait reposer le montant du point sur un partage solidaire de l’ensemble des cotisations. Enfin, comme c’est le cas aujourd’hui, elle est le socle des revenus des retraités qui compensent ou ajustent leur pouvoir d’achat en fonction de leur épargne accumulée, au lieu de faire pression sur l’activité économique pour maintenir leur pouvoir d’achat, ce qui est un contre-sens économique majeur et pèse sur notre compétitivité.

La gestion par point offre par ailleurs l’avantage de permettre une articulation entre le régime général et les régimes complémentaires. La gestion des points serait discrétionnaire en fonction des accords syndicaux issus d’un large dialogue entre partenaires sociaux et associations familiales, sous l’imprimatur initiale de l’Etat garant de l’équité du système, mais qui pourrait rapidement s’effacer pour laisser les intéressés organiser le passage entre le régime existant et le régime futur.

Sans un effort singulier d’imagination, assis sur un principe simple et robuste, tant sur le plan de l’équité que de l’efficacité économique, nous ne ferons que ravauder notre système de retraites. Le vrai courage est celui de l’ambition, pas celui du sacrifice des autres. L’heure y est propice.

Olivier CARRE, invité de BFM Business le 26 février 2013

Mardi 26 février, lors de l’émission Good Morning Business, Stéphane Soumier a reçu Olivier Carré, député UMP du Loiret, membre de la commission des finances pour parler du chômage, sur BFM Business.

 
Le chômage : Olivier Carré – 26 février – BFM… par BFMBUSINESS

De la faillite à la liquidation

De la faillite à la liquidation

En reprenant à son compte la fameuse sortie de François Fillon en 2007 « Je gère un Etat en faillite », Michel Sapin a fait frissonner l’ensemble des étages de Bercy et de l’Elysée. En effet, un doute commence à planer dans les instances européennes, sur la capacité qu’a le Gouvernement français non seulement de tenir ses engagements de réduction des déficits budgétaires pour 2013, mais aussi d’engager les réformes structurelles au rythme souhaité par le Conseil Européen arrêté en juin dernier.

Techniquement, la France n’est certes pas en faillite. Son compte est toujours approvisionné. Ses agents sont payés et ses engagements vis-à-vis de ses créanciers sont honorés. Il n’y pas cessation de paiement à telle enseigne que la France bénéficie de conditions de refinancement à court terme négatives ce qui ne s’était jamais vu précédemment.

Mais l’aveu de faillite d’un des principaux ministres du gouvernement, conseiller économique du candidat Hollande, confirme les doutes formulés par nos partenaires les plus pessimistes. En effet, c’est le modèle économique et social français qui, lui, est à bout de souffle. Malgré les circonstances financières extraordinaires précitées, le danger est latent de voir un doute s’insinuer chez ceux qui nous prêtent. Cette année, nous serons le premier emprunteur de la zone euro. Ces turbulences sont devant nous. Le modèle selon lequel la puissance publique se substitue en permanence aux carences des acteurs économiques a vécu. Dans une période d’ajustement aussi profonde que celle que nous vivons, les réformes de fond sont absolument nécessaires. Les nier, les reporter, les contrer ne sert à rien sinon qu’à nous appauvrir. Il ne s’agit pas, à chaque fois, « d’un mauvais moment à passer » mais d’une remise en cause qui ne peut s’éluder à coup de milliards et de pirouettes médiatiques.

Dans tous les textes, le Gouvernement cherche à se substituer aux acteurs économiques, les privant de la matière précieuse qui leur est le plus cher : la liberté d’agir. La défiance remplace la confiance et l’incurie de l’Etat encourage la déresponsabilisation de l’ensemble des acteurs. La faillite est donc bien là. A l’heure actuelle, pressé de tous les côtés, le Gouvernement fait feu de tout bois… pour créer des commissions et des rapports. Mais quel sens veut-il donner à la nation française ? Quels sont les enjeux de 2012 et des vingt années qui viennent alors que tout notre modèle est basé sur un diagnostic réalisé en 1946 ? La situation est-elle assez grave ou faut-il attendre un véritable décrochage et une crise sociale et politique majeure pour engager les vrais débats ? Force est de constater que les réponses ne sont pas à la hauteur de ces enjeux et que nous faisons comme si nous avions du temps alors que le compte à rebours a commencé. L’enjeu actuel est de sortir ceux qui nous gouvernent de la léthargie narcissique dans laquelle ils se trouvent sinon ce n’est plus de faillite qu’il faudra parler mais de la liquidation de ce à quoi, droite comme gauche, nous sommes les plus attaché.

Question au Gouvernement – 11 décembre 2012

Olivier CARRE a interrogé le premier Ministre lors de la séance de Questions au Gouvernement du mardi 11 décembre 2012 à l’Assemblée Nationale.

 
Question d’Olivier CARRE à Jean-Marc AYRAULT -… par olivier_carre

Crise à Droite, crise à Gauche : regarder ailleurs.

Le séisme qui parcourt l’UMP n’est pas sans rapport avec l’éclatement de la majorité présidentielle. Même sujet, même conséquences. L’élection du Président de l’UMP a traduit deux manières de mobiliser son camp.

D’un côté la « droite décomplexée » de Jean-François Copé et de l’autre, la droite raisonnable de François Fillon. La remontée spectaculaire du premier sur le second, l’égalité des candidats et des motions qui s’en suivait, montrent bien que le débat est bien vivant et parcours le camp droit de la vie politique française.

A gauche, cette semaine a marqué la rupture consommée entre la gauche de gouvernement, europhile, et la gauche revendicative, qui a refusé d’accorder à la majorité à laquelle elle appartient, son soutien lors du vote du budget 2013, pourtant emblématique du nouveau gouvernement. Là encore, la fracture est en train de se dessiner dans le camp gauche de la vie politique française.

Les mêmes déterminants sont à l’œuvre dans le corps électoral et font douter les « chefs » des deux camps. Faut-il se radicaliser devant l’inquiétude manifeste d’une crise plus profonde, plus fondamentale, que ce qui a été dit –ou ce qu’on a voulu entendre- pendant l’élection présidentielle ? Les épreuves qui attendent notre pays angoissent tous les dirigeants conscients de la situation.

Pourquoi ? Au fond, parce qu’en dehors des accents gestionnaires imposés par Bruxelles et Berlin, aucun n’est en mesure de tracer un chemin convaincant pour la majorité de nos compatriotes. Tout est sur la table : diagnostics, analyses, propositions. Du rapport Attali au rapport Gallois, en passant par les diagnostics établis par M. Pébereau ou M. Camdessus, on sait tout sur tout mais on n’en fait rien. Ni ignorance ni lâcheté mais absence cruelle de repère dans un monde qui a appris à se passer de nous.

Dans ce contexte où chacun se cherche, les partis extrêmes offrent paradoxalement l’illusion d’être des ilots de stabilités, forts de leurs certitudes et de leur nostalgie de temps anciens donc connus. Mais chacun sent bien l’impasse que chacun de ces pôles constitue, en dehors même de tout principe ou de toute morale. Il faut tous nous reprendre.

La solution ne viendra pas d’une conception molle et aseptisée de notre futur. L’avenir d’une nation n’est ni un mirage ni un fantôme. Il s’invente pour la jeunesse, pour la perception qu’elle a de ce pourquoi elle est faite. C’est notre responsabilité de dépasser les clivages qui sont nés au siècle dernier pour trouver le sens de ce qui nous réunira dans ce siècle encore nouveau. Ce chemin-là, « le plus haut parce que le moins encombré » comme dirait le Général De Gaulle, est celui que nous devons emprunter.

Olivier CARRÉ

Les réunions cantonales de votre Député.

Venez assister aux différentes réunions cantonales de votre Député :

Samedi 1er décembre

Beaugency

12h30

Salle Lucien Delacour

Samedi 8 décembre

Cléry-Saint-André

12h30

Espace Ardoux

Jeudi 29 novembre

Olivet

20h

Salle Yvremont

Jeudi 6 décembre

Saint-Jean-le-Blanc

20h

Salle Montission

Jeudi 22 novembre

La Source

20h

Salle F. Pellicer

Vendredi 7 décembre

Saint-Marceau

20h

Salle de la Cigogne

Le compte à rebours a commencé.

Les points 10 et 11 recommandent de suivre la trajectoire de réduction des déficits soit 3% pour 2013 et l’équilibre en 2016. Je félicite le gouvernement d’avoir repris cet engagement et je veux croire, à entendre le ministre du budget, qu’il y mettra la même détermination que celle qu’il a souligné dans l’action de son prédécesseur à tenir l’exécution du budget 2011.

Mais, sur les autres points, à ce jour, nous sommes loin des recommandations approuvées par le Conseil : flexibilité du marché du travail, encouragement à la formation continue des seniors, développement de l’apprentissage, amélioration du suivi des demandeurs d’emploi, mise en place de la TVA sociale, dérégulation des secteurs économiques protégés, renforcement du rôle du consommateur, investissements dans les infrastructures, soutien aux marges des entreprises… Plusieurs décisions allant dans ce sens étaient déjà prises lorsqu’eu lieu l’alternance. La gauche les a annulées pour les remplacer par des missions de réflexion…

Pire, plusieurs sujets abordés dans la loi de finance 2013 révèlent un recul et une remise « à plus tard » de ce que le Gouvernement s’est pourtant engagé à faire.

Les marges des PME entreprises françaises, source de leur autofinancement et donc de la fameuse compétitivité hors-prix, au lieu d’être soulagées, vont être amputées de près de 7 Md€ ce qui n’est pas ce qu’elles attendaient, en tous cas pour les plus petites d’entre elles. Autre exemple, de nouvelles rigidités apparaissent sur leur financement par une réforme franco-française de l’impôt sur les sociétés alors qu’elle devait être négociée à l’échelle de la zone euro.

La compétitivité de nos entreprises est-elle améliorée par cette loi de finance : non. Le marché du travail est-il assoupli par un allègement des coûts du travail : non. Les niches fiscales bénéficiant à certaines professions, qui accroissent les rigidités sont-elles éteintes : non. Et encore, je passe sur l’impôt du patrimoine qui va encore accroître l’importance de la fiscalité dans les choix d’investissement alors que nous devrions tendre vers sa neutralité.

Notre tissu économique sort-il renforcé de cette loi de finance alors même que les prélèvements vont s’accroître de 1,5% du PIB ? La réponse est clairement non.

Or, lundi dernier, avec plusieurs collègues, j’ai pu assister à un dialogue très intéressant entre Mme Reding, vice-présidente de la Commission Européenne, et le Gouvernement. Ce dernier disait, en gros «  peu importe la façon dont on tient les 3%. L’important est d’y parvenir ». Mme Reding avait un autre point de vue. « C’est plus dans la façon dont une politique est mise en place, que nous observons si elle est coopérative ou non avec les autres pays de l’Union et si en conséquence elle améliore l’efficience de la zone Euro ». Pour résumer : sans réforme structurelles profondes, le risque d’échec de la rigueur budgétaire est très grand. C’est celui qu’ont connu les pays aujourd’hui en crise. Paradoxalement, c’est elle qui relativisait l’objectif budgétaire et le Gouvernement qui relativisait l’urgence des réformes structurelles.

Faute d’avoir mis en place cette stratégie pourtant approuvée par le Gouvernement dès le sommet de juin dernier, dans les 100 jours suivant votre arrivée, c’est l’arme fiscale qui est convoquée car il faut aller vite. Aller vite car si le doute s’installe sur notre capacité à nous réformer, seul reste la réputation de sérieux de la gestion de nos déséquilibres budgétaires souvent souligné par les agences de notations au cours de ces trois dernières années.

Mais, la fiscalité à ce point, c’est une arme de dissuasion et mon inquiétude est qu’elle dissuade de consommer, d’investir et d’entreprendre dans les semaines qui viennent, au moment même où un mieux se dessine en Italie, en Espagne, en Belgique ou encore en Grande-Bretagne pays qui pratiquent une politique fiscale inverse à la nôtre.

Si la France devenait le problème de l’Europe, faute de réformes en profondeur, nous ne nous en remettrions pas car nous ne serions pas en position de force, une fois l’élection allemande passée ; au moment où s’entamera l’indispensable refondation européenne.