Hollande tenté par l’isolement de la France et prisonnier de ses annonces

 

Paris, le 1er février 2012,

Comme un certain nombre de candidats et de candidates, le candidat du PS veut rompre avec nos partenaires européens en refusant les accords auxquels ils sont parvenus et qui résolvent la crise la plus grave qu’ait connu l’Euro depuis sa création.

La vérité, c’est qu’il ne peut pas faire autrement car il est prisonnier de son programme. Et ce programme renvoie à plus tard l’équilibre des comptes –au plus tôt 2017 au lieu de 2016, date sur laquelle la France est engagée-, à un choc fiscal qui va peser structurellement sur la croissance et à une relance des dépenses publiques qui va à l’encontre de ce que font tous nos partenaires européens.

La supercherie à laquelle se livre M. Hollande, en faisant croire qu’il n’y aurait déjà aucun engagement de la France pour assainir ses comptes publics, ne résiste pas à la réalité des faits. La France peut ratifier sans crainte le nouveau traité car elle a déjà pris toutes les mesures nécessaires pour s’y conformer. Revenir dessus, c’est revenir en arrière et c’est le cœur du programme du candidat socialiste : la confiance qu’ont aujourd’hui ceux qui nous prêtent dans d’excellentes conditions, n’y survivrait pas.

Comments are closed.