Hier, c’est près de 11 millions de foyers qui voulaient voir Nicolas Sarkozy, le Président de la République, déclarer sa candidature à l’élection de mai prochain. Une simplicité qui a désarçonné les commentateurs, des convictions réaffirmées qui nous changeaient des slogans à la mode, une détermination qui rappelait que c’est une qualité fondamentale d’un homme d’Etat.
Je suis heureux de cette annonce. Non pas que le suspens était insoutenable. Mais parce qu’elle va permettre à notre pays de débattre de l’horizon qu’il veut se fixer. Etre toujours là à ressasser les vieilles lunes dont on voit qu’elles ne sont pas étrangères à sa fragilité ou bien affronter l’horizon, pour avoir « toujours quelque chose à dire au Monde ».
Plus qu’un rendez-vous avec un homme, la France a un rendez-vous avec elle-même. Et l’élection tombe justement au moment où ces choix doivent être faits. Nombre d’entre eux bousculent trop d’intérêts pour qu’ils soient faits clairement, simplement et avec la force que la situation exige.
La France de 2017 ne sera pas celle de 2007. La crise a mis en lumière la nécessité d’aborder le Monde avec une Europe dont la gouvernance doit être complètement revue, avec des politiques économiques qui tournent le dos aux habitudes du XXème siècle, avec une confiance restaurée envers le progrès scientifique. La France a toute sa place dans le Monde si elle résout ses contradictions. C’est le vrai challenge de Nicolas Sarkozy et le véritable intérêt de la campagne électorale qui vient de s’ouvrir.










