Pour ceux que ça interesse…

Conformément à l’idée que je me fais de l’engagement personnel au service de la chose publique, et au regard des questions que se posent un certain nombre d’entre vous ces jours-ci, j’ai pris la décision, avec mon épouse, de porter à la connaissance du public, les éléments transmis le 18 juin 2012 à la Commission pour la Transparence Financière de la Vie Politique.

En effet, à chaque fois que nous entamons un mandat et à chaque fois que nous le clôturons, nous devons transmettre l’état de notre patrimoine à une commission dépendante du Conseil d’Etat qui vérifie l’écart de notre patrimoine entre ces deux périodes.

Nous devons justifier les écarts entre ces périodes. Un manquement à cette obligation se traduit par des poursuites judiciaires.

Actif :

Biens immobiliers :

Résidence principale Orléans :                     585 000 €

Résidence secondaire St Pryvé :                    600 000 €

Biens mobiliers

Capital sté non cotée et compte courant                  38 000 €

Portefeuille                                                           9 308 €

Assurance Vie                                                     1 400 €

CODEVI                                                                343 €

Livret                                                                    305 €

Compte courant ménage                                       1 654 €

 

Passif :

Capital des prêts restant dû                                   344 000 €

 

Soit un patrimoine net de 892 010 € pour mon ménage soit 593 005 € pour la part dont je suis titulaire.

A ce montant, s’ajoute une valeur globale du mobilier estimée à 50 K€ et 2 voitures (Peugeot 3008 et Grand Scénic) pour une valeur de 30 K€.

En espérant que ce « post » satisfera à la fois les républicains soucieux de la transparence de la vie politique et tous ceux dont la curiosité a été aiguisée par les malheureux évènements de ces derniers jours.

                                   Olivier CARRE

Olivier CARRE sur BFM Business le 12 septembre 2012

Olivier CARRE sur BFM Business le 17 juillet 2012

La campagne commence

Hier, c’est près de 11 millions de foyers qui voulaient voir Nicolas Sarkozy, le Président de la République, déclarer sa candidature à l’élection de mai prochain. Une simplicité qui a désarçonné les commentateurs, des convictions réaffirmées qui nous changeaient des slogans à la mode, une détermination qui rappelait que c’est une qualité fondamentale d’un homme d’Etat.

Je suis heureux de cette annonce. Non pas que le suspens était insoutenable. Mais parce qu’elle va permettre à notre pays de débattre de l’horizon qu’il veut se fixer. Etre toujours là à ressasser les vieilles lunes dont on voit qu’elles ne sont pas étrangères à sa fragilité ou bien affronter l’horizon, pour avoir « toujours quelque chose à dire au Monde ».

Plus qu’un rendez-vous avec un homme, la France a un rendez-vous avec elle-même. Et l’élection tombe justement au moment où ces choix doivent être faits. Nombre d’entre eux bousculent trop d’intérêts pour qu’ils soient faits clairement, simplement et avec la force que la situation exige.

La France de 2017 ne sera pas celle de 2007. La crise a mis en lumière la nécessité d’aborder le Monde avec une Europe dont la gouvernance doit être complètement revue, avec des politiques économiques qui tournent le dos aux habitudes du XXème siècle, avec une confiance restaurée envers le progrès scientifique. La France a toute sa place dans le Monde si elle résout ses contradictions. C’est le vrai challenge de Nicolas Sarkozy et le véritable intérêt de la campagne électorale qui vient de s’ouvrir.

Hollande tenté par l’isolement de la France et prisonnier de ses annonces

 

Paris, le 1er février 2012,

Comme un certain nombre de candidats et de candidates, le candidat du PS veut rompre avec nos partenaires européens en refusant les accords auxquels ils sont parvenus et qui résolvent la crise la plus grave qu’ait connu l’Euro depuis sa création.

La vérité, c’est qu’il ne peut pas faire autrement car il est prisonnier de son programme. Et ce programme renvoie à plus tard l’équilibre des comptes –au plus tôt 2017 au lieu de 2016, date sur laquelle la France est engagée-, à un choc fiscal qui va peser structurellement sur la croissance et à une relance des dépenses publiques qui va à l’encontre de ce que font tous nos partenaires européens.

La supercherie à laquelle se livre M. Hollande, en faisant croire qu’il n’y aurait déjà aucun engagement de la France pour assainir ses comptes publics, ne résiste pas à la réalité des faits. La France peut ratifier sans crainte le nouveau traité car elle a déjà pris toutes les mesures nécessaires pour s’y conformer. Revenir dessus, c’est revenir en arrière et c’est le cœur du programme du candidat socialiste : la confiance qu’ont aujourd’hui ceux qui nous prêtent dans d’excellentes conditions, n’y survivrait pas.

Le meeting du Bourget : un succès en trompe l’œil

La prestation du candidat du PS, M. Hollande, a été jugée bonne par de nombreux commentateurs. Normal, comme le souligne Serge July, Hollande a fait du Sarkozy 2007. Est-ce que cela fait un bon candidat 2012 ? Non, car au-delà de la forme, il y a le fond.

Faire référence à la 3ème république et 1981 pour poser les jalons d’une continuité historique sont sidérantes d’aveuglement sur la place de la France dans le monde d’aujourd’hui. A force de marteler 9 fois « je sais », pour décrire le quotidien de la France, on est en droit de le soupçonner d’avoir une lecture virtuelle des réalités. Pareil pour le passé. Ne dit-il pas qu’il a gouverné avec Lionel Jospin, de 1997 à 2002, en oubliant de préciser aux jeunes générations qu’il était seulement le patron du PS et que son principal rôle a été dans la campagne présidentielle de 2002, dont on sait qu’elle a conduit le candidat du PS à la catastrophe.

Cette malhonnêteté, on la retrouve au moins trois fois dans son discours, et pas sur des petits sujets :

Quand il vilipende le Front national : « je me battrai pour conjurer ce risque », promet-il. Mais, quelques phrases avant, il annonce qu’il veut rétablir la proportionnelle, histoire de faire rentrer justement le Front national à l’Assemblée Nationale. Retour aux années Mitterand qui l’avait déjà fait en 1984.

Quand il vilipende le monde de la finance : « j’engagerai les premières mesures contre la finance ». Mais quelques phrases plus loin, il propose de doubler le plafond du Livret A. Pour ceux qui en connaissent le fonctionnement, les premières bénéficiaires de cette mesure seraient les banques, pas le logement social, car elles ont besoin de cet argent pour consolider leurs ratios. Les seconds gagnants seraient les 8% de ménages les plus fortunés qui pourront renforcer ce placement net d’impôts, là encore, en contradiction directe avec ce qu’il dit ailleurs dans son discours…

Quand il s’engage pour redonner la parole aux citoyens : le premier sujet, dit-il, sera sur « l’avenir de l’énergie en France ». En proposant ce référendum, il donne des gages  à une partie de la gauche. Sauf que plus loin dans son discours, tout est joué, tout est dit ! La politique énergétique du candidat est déjà définie. Plus besoin de consulter les français. Au final, on ne sait rien car chaque proposition annule l’autre.

Enfin, quand il promet «d’être impitoyable à l’égard de la corruption », à quoi fait-il référence ? A la gestion du PS dans les Bouches-du-Rhône, ou dans le Pas-de-Calais, dont on commence à peine à entrevoir les ressorts. Il a eu la responsabilité du fonctionnement de toutes ces fédérations du PS pendant 11 ans. Que de cynisme pour assumer ces turpitudes aujourd’hui.

Tout est à l’avenant. Plus le programme se précise, plus le candidat s’estompe. Une phrase où il s’engage, une phrase où il se défausse. D’ailleurs, à force de multiplier les « moi je», M. Hollande finit par éveiller des doutes, puis l’oreille se tend, puis l’esprit comprend, puis le sourire s’esquisse, puis la méfiance s’installe. C’est ce qu’ont dû éprouver les premiers ministres de gauche qui, en 30 ans, n’ont jamais pris le risque de lui confier une responsabilité. Et il ose aujourd’hui revendiquer celle de conduire la France et les français dans la plus grande crise mondiale qu’on ait connue dans l’après-guerre.

La France est l’une des meilleures signatures du Monde

 Paris, le 16 janvier 2012

Olivier CARRE, député du Loiret, salue le sang-froid des marchés qui a considéré que prêter à la France restait l’une des meilleures garanties de retrouver son épargne. Le taux auquel ont été souscrits les emprunts émis ce jour est l’un des faibles qu’a connu la France.

Cela confirme le bienfondé de l’analyse de l’agence Moody’s qui, après l’agence Fitch, a annoncé que la signature de la France restait AAA.

 Ce retour au calme mérite trois commentaires :

 Comme l’avait souligné le communiqué de Standard and Poors et celui des autres agences, le Gouvernement a engagé les réformes structurelles qu’il fallait, n’en déplaise aux détracteurs de l’action du Président de la République

 La France est l’un des piliers de l’Euro. En empruntant à 0,4% à un an cet après-midi, notre monnaie nous permet des taux de refinancement extrêmement bas que jamais nous n’avons obtenu du temps du franc. C’est bon pour le quotidien des français.

 Ceux qui ont fait un week-end d’annonces sur le thème « je vous l’avais bien dit » sont les mêmes qui ont refusé de voter ou de s’ouvrir à toutes les réformes structurelles qui ont été engagées par Nicolas Sarkozy notamment depuis la crise de 2008.

 Il y a les « y’a qu’ à-faut qu’on » et puis il y a ceux qui disent ce qu’ils font et qui font ce qu’ils disent. Le sommet social qui s’ouvre cette semaine sera une occasion pour eux de montrer dans quel camp ils se rangent : de ceux qui pensent que l’avenir de la France est dans la réforme ou qu’ il faut revenir en arrière, dans une France qui n’existe pas.


 

Perte du AAA : la réponse de Hollande : reportons l’équilibre budgétaire de 2016 à 2017 !

Paris, le 14 janvier 2012

L’UMP salue le rappel de l’intangibilité des engagements pris par la France sur les déficits 2012 que vient de faire le Premier Ministre en précisant que « tout peut être mis en œuvre rapidement sans faire appel à un nouveau collectif budgétaire si la situation le nécessitait ». Rappelons que le déficit budgétaire de l’Etat pour 2011 a été meilleur que prévu.

D’ailleurs l’agence S&P confirme le sérieux de la gestion actuelle des comptes publics. Par contre, elle met en garde contre toute déviance vis-à-vis de ces engagements.

C’est pour cela que la position du candidat PS est incroyable :

Alors que le retour à l’équilibre a été fixé par la loi à 2016, M. Hollande, candidat du parti socialiste, a réaffirmé vouloir reporter cette échéance à 2017. La réponse de M. Hollande, à la perte du AAA est de repousser à plus tard les efforts qui ont déjà été engagés depuis 2007.

Pire, le choc fiscal -50 Md€ d’impôts supplémentaires- voulu dans le programme présidentiel du candidat PS pour financer une partie des dépenses publiques supplémentaires, est à contrepieds des positions de S&P. L’agence rappelle qu’il est inquiétant de voir dans certains pays le la prolifération des impôts comme réponse à la réduction des déficits. Qu’en serait-il du AA+ si les annonces de M. Hollande étaient mises en œuvre ?

L’analyse de S&P porte sur les divergences de compétitivité entre les pays de la zone euro. Nous partageons ce diagnostic même si nous trouvons peu opportun que l’agence sanctionne les pays européens au moment où les débats et les solutions commencent à être mises en œuvre.

Pour la France, ce sera l’objet du sommet social qui s’ouvre la semaine prochaine. Il faut mettre sur la table des mesures structurelles, créant un choc de compétitivité qui permette aux entreprises françaises, et notamment les PME, de converger vers la performance de leurs homologues européennes. La décision que Nicolas Sarkozy avait prise il ya un mois d’engager au plus vite ce tour de table et les décisions qui en découleront, montre que la période exige que l’esprit de responsabilité dépasse les petits calculs électoraux.

France Bleu Orléans – L’Invité

Mardi 3 janvier 2012, je participais à l’émission matinale de France Bleu Orléans. J’y donnais mon avis sur la proposition de Nicolas Sarkozy d’alléger les cotisations patronales et  de taxer davantage les produits importés pour aider les entreprises françaises à être plus compétitives.

http://sites.radiofrance.fr

 

Chapitre 2012: une boite à idées

 

Benoist Apparu a eu l’idée de réunir 13 contributions  et d’éditer le premier livre politique électronique. Belle initiative ! Il m’avait demandé de participer à cette aventure ce que j’ai accepté bien volontiers. J’ai choisi de parler de la dette et de comment la résorber structurellement. Car si il y a bien un élément qui pèse de génération en génération, c’est bien cela. Beaucoup d’initiatives sont prises en ce moment et le Gouvernement a fixé un cap, qu’il tient.

Ceci étant dit, il faut aller plus loin et revoir si ce qui a fondé les acquis du XXème siècle sont toujours d’actualité. De même, il faut que l’on se sorte de cette sur-administration qui coûte doublement chère : par son coût immédiat et par l’entrave qu’elle représente pour de nombreux projets. C’est cette nouvelle « gouvernance » qui permettra de restaurer une logique de responsabilité et d’initiative qui nous fait défaut aujourd’hui.

Cette éthique est au cœur de mon engagement.

http://www.chapitre2012.fr/